Les Reboots d’Aaron Diaz

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Aaron Diaz est un artiste américain. Il a fait des écoles de physique, d’anthropologie, d’informatique et d’arts, avant d’être ruiné par toutes ces études… Il décide donc de créer son site Dresden Codak et de le remplir de comics, parce que ça c’est un métier stable. Les oeuvres les plus connues sur son petit coin d’internet sont les Dark Science, que l’auteur décrit comme une célébration de science, de mort et de la folie humaine.

 

 

Mais c’est sur son tumblr, Indistinguishable from Magic, un espace à disposition de l’artiste pour y poster tous ces sketchs, idées ou opinions, que j’ai pu admirer ses nombreux reboots. Mais qu’est-ce qu’un reboot, me demandes-tu, lecteur égaré? C’est le redémarrage d’une série; livre, cartoon, film, etc. On oublie tout et on recommence, dans le même univers, certes, mais sans suivre la continuité de l’histoire originale.

 

Commençons par le commencement; en 2011, Aaron Diaz poste 5 Essential Superhero Redesigns sur son tumblr. Une ré-imagination de personnages de l’univers des comics, incluant Starfire, Dr Strange, Ms Marvel, Wonder Woman et Superman, basée sur deux points; le costume ne correspond pas à l’idée qu’on se fait du super-héros, ou c’est un bon design qui a besoin de quelques retouches modernes.

 

Grâce au succès de ce post, M. Diaz décide de partager ses idées de reboot pour la Justice League, Batman et les X-Men. Si vous ne connaissez rien à ces univers, éteignez votre ordinateur et dirigez-vous vers le magasin de BD le plus proche.

 

 

Justice League

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La Justice League, aussi connue sous le nom de JLA (Justice League of America), regroupe les plus grand héros de l’univers de DC Comics sous un même nom pour lutter contre la criminalité rampante et les extra-terrestres conquérants.

 

Les plus grandes différences ici, outre les costumes, sont les pouvoirs des personnages, qu’Aaron a modelé de façon à mieux coller à leur personnalité. Wonder Woman, par exemple, est une statue de marbre armée d’une épée contenant la foudre de Zeus et du bouclier d’Athena, qui peut être utilisé comme un miroir reflétant la vérité. C’est classe, ça! On oublie le lasso S&M et le maillot de bain et on se rapproche beaucoup plus de la mythologie inhérente au protagoniste. D’ailleurs, dans l’origine qu’on lui connait depuis toujours, Wonder Woman est née d’argile assemblé par la reine des Amazones.

 

Allez-donc jeter un oeil si vous voulez en savoir plus sur le reste de la Justice League, et si vous voulez savoir ce que l’artiste fait avec les vilains de la JLA, allez checker le reboot de la Legion of Doom.

 

 

Batman

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Je ne pense pas avoir besoin de vous présenter Batman… il est déjà passé par tous les looks, supports et origines possibles.

 

En revenant à Gotham, après la mort de ses parents et sa quête de connaissance dans le vaste monde, Bruce Wayne trouve une ville plongée dans la folie de criminels au persona et costumes étranges. Il suit donc le mouvement et devient le premier justicier masqué, en mettant sa fortune à profit pour créer un costume de chauve souris se basant sur les ondes sonores pour traquer et désarmer ses proies.

 

En plus de ce changement de costume et de méthode, Aaron Diaz modifie surtout les relations entre les personnages; Robin n’est plus l’assistant orphelin de Batman, mais son égal et garde-fou, Barbara Gordon était la première Batgirl et l’a payé très cher, etc. C’est une histoire familière mais avec un Bruce Wayne qui ressemble plus au Rorschach de Watchmen qu’à celui du dessin animé de 92.

 

Allez-donc jeter un oeil si vous voulez en savoir plus sur le reste de l’équipe Batman.

 

 

X-Men

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Je vais passablement m’attarder sur les X-Men – du moins plus que les autres – tout d’abord parce c’est une série que j’adore, et ensuite car c’est le seul reboot sur lequel Aaron Diaz a développé sa propre histoire.

 

Dans le passé, à l’aube de l’homo sapiens, une race extraterrestre nommée les Celestials est venue sur terre pour y conduire des expériences… Leur but était de recréer des espèces extraterrestres depuis longtemps disparues en utilisant l’humain comme modèle génétique. Le projet est cependant vite abandonné après l’échec des premiers tests, mais le « programme » injecté dans le cocktail humain et jusqu’ici inoffensif se réveille après des générations et des générations.

 

L’histoire commence dans un futur proche, après l’activation du « gène-X » et la panique causée par l’apparition de personnes aux pouvoirs divers à travers le monde. La plupart des mutants sont mort ou en fuite, mais une poignée de survivants sont pris en charge par l’institut Xavier.

 

Voila, c’était pour l’introduction. J’ai toujours personnellement préféré que les mutations génétiques soient le fruit du hasard comme dans les premiers comics, plutôt que l’explication que Marvel nous a récemment donné; à savoir l’intervention d’une race extraterrestre dans l’évolution de l’humanité. Mais passons.

 

Les différences dans ce reboot sont nombreuses. Tout d’abord, les mutants sont les seuls êtres aux super-pouvoirs sur la terre, et donc les seuls super-héros. L’idée étant qu’haïr les homo superior alors qu’on adule les Avengers, les Fantastic Four, et autres joyeux lurons, n’a pas grand sens. Ensuite, on repart sur les bases des comics; grandir dans un monde qui vous déteste parce que vous êtes différent. Si, si, c’est toujours d’actualité. Et enfin, les pouvoirs et apparences des membres des X-Men. Je ne vais pas vous les décrire ici, Aaron Diaz vous propose l’origine, les pouvoirs et quelques notes sur chaque personnage. Il suffit de vous dire que Cyclope est vraiment un cyclope, que Wolverine a plus de 2500 ans, et que Jean Grey est gay.

 

Allez-donc jeter un oeil si vous voulez en savoir plus sur le reste de l’équipe des X-Men.

 

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