Stupid Abomination Clumsy Aliens

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Existe-t-il un mot qui signifie l’exact contraire de Cowabunga? Cowabullshit, peut-être… On vient de finir de regarder, avec l’aide de beaucoup d’alcool pour moi et de drogue pour Sans S, Teenage Mutant Ninja Turtles; le reboot de cette année, produit par Michael Bay. Et c’est du lourd, du très lourd, tellement lourd qu’on a dû s’y mettre à deux pour écrire un article sur cette croute. Petit avertissement, avant que vous ne continuiez; c’est un article à deux mains, fort chaotique, dans un style proche du langage parlé. Voilà, c’est tout, vous êtes prévenu. Oh et si vous ne voulez pas lire plus de 6500 mots, allez directement à la fin de l’article. Où nous nous sommes filmés pour vous donner nos impressions à chaud, dégoulinantes de haine. Nous pensions que la vidéo était un peu décousue, c’est pourquoi nous avons écrit, en complément, ces quelques lignes.

 

Sans S s’est effondré juste après le début du générique de fin, je commence donc.Pour être tout à fait honnête, nous ne sommes pas vraiment déçu, puisqu’il faut avoir des attentes positives pour éprouver de la déception. Or on savait qu’on allait avoir droit à une bonne grosse bouse, mais nous sommes tout de même choqués de voir à quel point le film s’essuie les fesses avec la mythologie des tortues ninjas que nous aimons tant.

 

Sans S se lève soudain, les veines du cou gonflées à bloc:

 

Personnellement, je suis furieux!!! Qui a choisit ces scénaristes, bon sang! Est-ce qu’ils ont été payés pour ça? Bordel, à quoi ça sert de créer un reboot si vous chiez sur l’essence de ce qui fait l’œuvre originale! Merde, il y a tellement de trucs qui ne vont pas dans ce film que je ne sais même pas par quoi commencer…

 

Le pauvre se recroqueville en position foetal sur le plancher. Taupe l’écoute un moment pleurer « où es-tu Hamato », puis reprend:

 

Le film ouvre sur un plan magnifique, l’image est vraiment belle et lance ce blockbuster dans une chouette direction; on survole un gratte-ciel, d’abord dans un style dessin animé, puis l’esthétique se rapproche de l’animé de 2012, pour finalement plonger dans les égouts de New York dans un aspect cell-shading. Et c’est très bien amené tout ça! Profitez… car c’est un des rares moments agréables de cette hérésie. Et c’est là, dans les canalisations, que la chouette direction évoquée plus haut nous amène droit dans le mur. Splinter nous raconte le scénario. En détail. Sur le clan Foot, Shredder, et les tortues qui défendent la veuve et l’orphelin, le tout en voix off sur des illustrations fixes. Pourquoi? Montrez-nous le clan foot, montrez les news qui en parlent, les gens qui en parlent. Montrez-nous les tortues ninjas! C’est du cinéma, pas un livre illustré.

 

Sans S gémit depuis le sol:

 

Tortues Ninja, mais pas trop ninja. Oublie pas l’intro! Avec les plans de katana et saïs qui tranchent des fruits en slow-motion. Fruit Ninja! Super. Je suis sur qu’ils ont fait une version TMNT de cette application de putain de noob pour la sortie du film, vil capitaliste vénaux qu’ils sont!!!! AAAAAHHHHH

 

Fruit.Ninja

 

Oui, c’était bien ridicule, mais ce n’est que le début. April O’Neil – jouée par Megan Fox, enquête sur des produits chimiques volés dans un entrepôt sur les docks. Elle suspecte quelque chose, mais n’est pas considérée comme une vraie journaliste par ses collègues, qui refusent qu’elle fasse son boulot, c’est trop injuste, bouhouhou. Il y a aussi le caméraman de la demoiselle, mais Sans S en parlera surement mieux que moi.

 

Oh, arrête de baver et lève-toi!

 

Sans S prend appui sur différentes articulations pour finalement se redresser:

 

Ok. J’ai bien aimé ce personnage, et il faut pour cela acclamer le talent et le charisme de Will Arnett qui réussit à s’en sortir sans trop amener la damnation sur sa famille pour 18 générations. Parce que franchement, avec les dialogues qu’ils lui ont donnés, c’était pas gagné d’avance d’en faire un personnage un tant soit peu crédible. Voilà j’ai sorti un des rare point positif de ce film (il y a Will Arnett dedans) et ça me déchire littéralement l’âme… donc je retourne lustrer le parquet avec mes côtes, ma bave… et mes larmes!!!

 

Taupe le regarde un moment dépité, puis reprend:

 

Bref, April retourne sur les docks, de nuit, parce que les brunes, c’est pas pour des prunes, et assiste à la défaite des sbires du clan foot. Bien sûr, on ne voit rien de l’action et le smartphone d’April ne peut pas filmer. Facilité scénaristique! Elle découvre quand même un symbole sur les lieux qu’elle croit reconnaître et va directement en parler à sa colocataire. C’était la seule option sensée, plutôt que son éditeur, la police ou littéralement n’importe qui d’autre! Après cet échec, elle va voir sa boss et passe encore plus pour une conne.

 

Sans S s’anime brutalement et lâche dans un râle lugubre:

 

A croire qu’elle aime ça, cette pétasse! Et, scène suivante, ils nous introduisent Shredder, en faisant tout ce qu’ils peuvent pour nous montrer à quel point il est badass… ça aurait été plus subtil de lui tatouer « Thug » sur le front. Je m’explique; pour les besoin dramaturgique de la scène, il a les mains attachées dans le dos et se fait attaquer par ses soldats pour un « entrainement » (c’est quoi cet entrainement à la con). Figurez-vous qu’il s’en bat les couilles!!! Puisqu’il peut briser un bras à la force de sa nuque. Oui, sa nuque! MAIS PUTAIN BORDEL NIQUE LA LOGIQUE NIQUE LA PHYSIQUE YOLO QUOI! AHHH!!!

 

Taupe, voyant son ami suffoquer, le coupe:

 

YOLO, on ne vit qu’une fois, alors économise ton énergie, on n’en est qu’à 12 minutes de film. Bon je continue; Sacks, un scientifique et homme d’affaire, collègue de feu le père d’April, fait son apparition, et il fait de son mieux pour passer pour le gentil multimillionnaire… Est-ce qu’on peut s’arrêter 5 minutes sur le fait que son nom est Sacks… et que prononcé à l’américaine, c’est très proche de sex. Sacks Tower, Sacks Industries, Sacks Robotics, j’en passe. Pendant ce temps, le clan foot a kidnappé des innocents pour faire sortir les tortues de leur cachette. April est là aussi. Pif, paf, poum. April les suit.

 

Sans S lève faiblement un bras et fait entendre sa voix:

 

Attends, oublie pas de leur dire que, quand cette connasse veut les prendre discrètement en photo, elle laisse le flash!!! AAAAHHHH PUTAIN mais ils ont écrit ça avec les pieds ou quoi!!! Et c’est partie pour la scène d’évanouissement du trailer. Girl Power! Ho pis, merde, bouge, je prends ta place.

 

Taupe se laisse glisser de son fauteuil pour atteindre le sol, pendant que Sans S se prépare:

 

C’est donc la première rencontre du film entre April et le tortues, et il y a rien à en dire. Non pas parce qu’il n’y a rien à critiquer, mais parce qu’il y a rien à en tirer. Michelangelo semble montrer de l’attirance pour April, mais puisqu’il est le « Comic relief » du film, rien de ce qu’il ne fait ne peut être pris au sérieux. USELESSSSSS!!! Et pour bien nous présenter les tortues dans un élan de fanboyisme pitoyable, je vous livre le pire dialogue de l’histoire du cinéma traduit par mes soins:

 

April: Vous êtes quoi?

Léo: Et bien, mademoiselle, nous sommes des ninjas.

Raph: On est des mutants.

Donnie: Techniquement, nous sommes des tortues.

Mickey: Et on est des adolescents, mais on peut quand même avoir des conversations d’adultes.

April: Alors vous êtes des Ninja mutant tortues adolescentes?

Donnie: Oui bon, dit comme ça, ça a l’air ridicule…

(NMTT≠ TMNT tu le sens le gros LOL)

 

Pitoyable, n’est-il pas? April nous montre donc son non-talent de reporter, son non-sang froid, et son inutilité (elle met enfin la main sur les tortues, mais ne leur pose pas la moindre question) dans ce film, tandis que les tortues de leur côté nous montrent leur absence totale de discrétion, leur manque d’organisation et leur incapacité à effacer les preuves de leur existence (après avoir effacé la photo d’eux du téléphone d’April, ils le lui rendent de manière à ce qu’elle puisse les reprendre en photo lorsqu’ils s’éloignent…AAAAAAAAAHHHHH). On suit ensuite les tortues qui rejoignent leur repaire de manière fort peu discrète, si vous voulez mon avis, et en essayant d’aller tous plus vite les uns que les autres, ils se retrouvent bloqués dans un tuyau. Ce qui permet à Michelangelo de faire une première blague de prout. Pousse toi Taupe, t’as assez chauffé le sol, je te laisse reprendre le clavier de nos lamentations!

 

Taupe, l’oeil hagard, secoue la tête violemment, comme pour se réveiller d’un cauchemar:

 

Hein? On en est où? Ah oui, fart joke. Bref, une fois dans le repère, nos héros commencent à s’engueuler, histoire de rester discret, en parlant de la punition que maître Splinter leur fera endurer si il les chope. Ce qui arrive évidement quelques secondes plus tard, lorsque le rat pointe enfin son museau. OH MON DIEU, Splinter que t’ont-il fait! Il ressemble à un vieux maître Fu-Manchu bouffé par la syphilis. Pendant ce temps, le nom des tortues rappelle quelque chose à April. Elle retrouve les notes et les vidéos de son papa scientifique, qui a, en fait, créé les tortues… En leur injectant du mutagène dans les fesses (preuve en image), un peu comme ce film nous sodomise en criant « tu les sens mes tortues ninjas modernes, hein, tu les sens!!! »

 

Sodomie

 

Une fois, les preuves en main (on voit le mutagène, la force des tortues, Sacks, etc), elle retourne voir sa chef pour prouver sa théorie, en expliquant tout ça comme une folle à lier, en montrant des photos de tortues trouvées sur Google et les seules parties des vidéos qui ne montrent que des tortues parfaitement normales.

 

Sans S se met à hurler:

 

EN PLUS ELLE A DES PUTAINS D’IMAGES D’UNE TORTUE QUI DÉFONCE UN AQUARIUM D’UN COUP DE TÊTE… MAIS NON, ELLE VA MONTRER DES TORTUES QUI BOUFFENT DE LA PIZZA… C’EST TELLEMENT PLUS CONVAINCANT!!! PUTAIN!!!

 

Taupe, force tranquille s’il en est, explique plus posément:

 

Non, mais c’est vrai, on insiste un peu (beaucoup) sur ce point, mais c’était si difficile de présenter les choses comme un vrai travail journalistique. Comme par exemple; « je les ai vu, ils portent un masque et utilisent un symbole pour marquer leurs actions » au lieu de « ehhhh pizza ninja tortues, tu vois, tout prend son sens ». Bref, c’est à ce moment là que la seule personne intelligente, la patronne d’April, agit et la vire, ce qu’elle aurait dû faire depuis 30 minutes de film.

 

Sans S se relève, déterminé:

 

Bon laisse moi la place, je veux quand même faire une parenthèse sur ce personnage, jouée par Whoopi Goldberg, vu qu’on la reverra plus dans ce film. Ce que mon expérience de cinéphile m’a appris, c’est qu’il faut se méfier quand Whoopi fréquente des reptiles géants.

 

T REX

 

Si, si, ce film existe, vous pouvez vérifier sur IMDB.

 

April sort de l’immeuble avec la petite boite en carton, cliché des gens qui se font virer dans les production américaine. Et comme de par hasard, son collègue chauffeur/caméraman est en train de lustrer le phare arrière de son camion avec son cul devant l’entrée du studio… Heureusement qu’April est une Supercalifragilisticexpialidocious « Journaliste », elle ne se décourage jamais et veut donc sur le champ continuer son « enquête ». Elle demande donc à son acolyte de la conduire chez Eric Sacks qui, lui, voudra sûrement la croire… Et comme la seule motivation de Vernon durant tout le film sera de chopper April, il accepte. Second choix cohérent d’un personnage selon sa psyché. On passe ensuite a une des scènes qui m’a le plus énervé. Je ne pensais pas que le film serait capable de m’ennuyer au bout de seulement 30 minutes… car oui après quelques secondes de cette scène j’avais juste envie qu’elle se termine et qu’on passe à autre chose. Parce que ça aurait pu être drôle, si ça n’avait pas été tiré en longueur pour combler un manque abyssal d’idée. Bon, Taupe, vient leur parler du Haishi parce que mon clavier aime pas quand j’écris avec mes poings.

 

La Taupe soupire bruyamment mais obtempère:

 

Ah oui, le Haishi, ou Hashi, ou Haschisch… NON! NON! La drogue n’est pas la solution! Bon, le Hashi Parmentier, donc, est une séance de torture de Splinter sur ses élèves pour découvrir où les ados se trouvaient. Les tortues font des activités variées en équilibre alors que leur maître tente de les faire tomber. Finalement, c’est Mickey qui trahit le premier à la vue d’une pizza. Une pizza sensée être une recette de Da Vinci aux milles fromages, mais on dirait plutôt une margherita vieille de 3 jours. Voila, c’est tout. Ce n’est pas drôle, ce n’est pas intéressant, ce n’est pas bien. Bref, Mickey avoue la vérité sur leur escapade et leur rencontre avec April, et Splinter leur ordonne de la ramener dans leur repaire.

 

Epuisé par tant de médiocrité, Taupe plonge à l’abris derrière un canapé pour cacher ses larmes et laisser Sans S continuer:

 

Je reprends… April et Vernon arrivent donc dans la demeure d’Eric Sacks, qui vit visiblement dans la 3ème couche de rêve d’Inception. Évidement, durant le trajet, on a droit à une conversation sans intérêt avec des références dénuées de subtilité. April montre au scientifique la photo qu’elle a prise des tortues.

 

 

Capture d’écran 2014-12-08 à 21.28.49

 

Voilà une preuve concluante et tangible, se dit Eric Sacks. Tout ceci est suivi d’un monologue, qui nous raconte touuuuuuuuute sa vie, pendant que le réalisateur filme les belles estampes japonaise qui tapissent le manoir. C’est cliché, je veux dire, ça passait dans le générique de Mulan… mais là franchement. Tout ça pour nous raconter l’histoire du mutagène, qui vient du Japon et a été créé par un génie de l’époque pour lutter contre une épidémie liée à un poison… What? Donc, en fait, le père d’April était payé pour reproduire un antidote développé au 9ème siècle? Et qu’est-ce qu’il a réussi à faire avec tout son équipement de pointe? Quatre tortues et un rat géants! GG monsieur O’Neil. En gros, tout ce que nous apprend cette scène, c’est qu’April tient de son père; elle est aussi incompétente en tant que journaliste que lui en tant que scientifique!

 

Taupe l’interrompt:

 

Bon, on en était où? Ah oui, après l’entrevue avec Sacks, April cherche les tortues sur Google (ça c’est du journalisme). Donnie hack son ordinateur et lui donne rendez-vous sur le toit d’un immeuble. Ils l’emmènent voir Splinter et c’est émouvant, mais en fait non, pas du tout. Certes, ces personnages se connaissent depuis longtemps, puisqu’April était présente alors que Sacks leur injectait du mutagène dans les fesses, mais nous, le spectateur, on s’en fout.

 

Sans S s’énerve un peu:

 

Mec, cette course de relai est interminable… donc je vais accélérer un peu; on retourne chez Sacks qui, pour que le spectateur le plus crédule comprenne bien que c’est un méchant, a un dialogue avec Shredder. Ce qui nous apprend qu’il en est le disciple et comme ce film aime bien boucher les trous avec du vide, Sacks raconte l’intégralité de la scène précédente à son maître. ON ÉTAIT LÀ AUSSI PUTAIN! Shredder appelle donc sont pote Batman pour que le Foot clan puisse utiliser le Bat ordinateur afin de localiser les tortues dans les égouts. Non vraiment, on dirait exactement l’appareil utilisé par Lucius Fox dans the Dark Knight. Suite à ça, on revient sur Splinter, April et les tortues. Le rat continue de nous étaler le scénario puisque visiblement le réalisateur ne parvient pas à nous raconter une histoire sans que l’un de ses personnages le fasse à sa place. Le papa d’April a en fait brûlé son laboratoire (et lui avec) et ses recherches après avoir appris qu’il travaillait pour les méchants. April, voyant les flammes, a secouru Splinter et les tortues et les a posé en sécurité au bord d’UNE BOUCHE D’ÉGOUT…

 

Capture d’écran 2014-12-08 à 22.06.45

 

Elle est même trop conne pour poser 4 tortues et un rat dans une boite. Il continue donc de nous raconter touuuuuuuuuute l’histoire des tortues ninjas, et là une scène qui paraît anodine; un entrainement/jeu d’enfant, sera en fait la technique finale qu’ils utiliseront contre Shredder.  Petit ressort scénaristique amusant que beaucoup de réalisateur aime utiliser en cette anné 1984… Attends quoi??!!??!!

En gros, ils jouent à saute mouton, et si vous voulez savoir comment le combat final se termine… et bah… ouais … ouais… voilà voilà. AAAAAAHHHHH PUTAIN!! Taupe prend le clavier, je vais aller regarder un épisode d’Hélène et les garçons… ça sera toujours mieux que de penser à ce film.

 

Pendant que son ami ressort ses vieilles VHS, Taupe reprend sa place:

 

Oh bah non, on arrive au moment où notre quatuor va apprendre les arts-martiaux. Ça va être chouette. Si pour une raison quelconque, vous lisez cet article debout. Asseyez-vous. Alors que Splinter balayait son plancher, il trouve un livre de Ninjutsu. Point. Non, c’est tout. Il a trouvé un livre, l’a lu et a ainsi appris à manier le katana, le bô, les saïs et le nunchaku, et a transmis son « savoir » aux tortues. Parce que lire « Kung Fu Magazine », c’est suffisant pour devenir un maître Ninja. C’est bien connu. Et n’oublions pas qu’ils doivent tout à April, qui les a héroïquement sauvés du brasier en les laissant trainer près d’une bouche d’égout, alors que son père brulait dans le bâtiment derrière elle.

 

Après ces retrouvailles dénués d’émotion entre les mutants et April, Splinter les informe des desseins trop diabolique de Sacks. Malheureusement les méchants villains sont déjà sur place, enfin dans les égouts quoi, et c’est la baston. Les tortues comme Splinter ne s’en sortent pas trop mal contre le foot et ces armes automatiques remplies de fléchettes tranquillisantes, mais le réalisateur a décidé de placer sa caméra sur un yoyo et les chorégraphies ne sont pas agréable à regarder. On a de la peine à situer chaque personnage dans le repaire sous-terrain. Shredder arrive enfin, vêtu d’une armure/exosquelette ridicule, sensé mélanger tradition japonaise et technologie moderne. Le samuraï d’argent dans the Wolverine avait plus la classe, c’est dire. Plus encore lorsqu’il active les lames cachées dans ses avant-bras, 2 d’abord, puis bien plus, jusqu’à ressembler à un couteau Suisse Transformer. Les lames peuvent être lancées et reviennent à l’envoyeur grâce à un système magnétique. Autant y installer des flingues, non? Parce que là, ce n’est pas tant un mix des cultures, mais l’invention d’un môme de 5 ans. *GROS SOUPIR* Bref, c’est stupide, et Splinter s’en prend plein le museau, malgré une intervention d’April, histoire qu’on se rappelle de sa présence.

 

Sans S gémit depuis le plancher:

 

Ouuuuéééhhh girl power… vive le féminisme! Merci Michael Bay!

 

Taupe continue:

 

Plus loin, Raph se jette sur un mur, fait s’effondrer une partie de la salle sur le coin de la tronche, pendant que ses frères foncent à la rescousse de leur maître, pour déposer les armes quelques secondes plus tard, Shredder menaçant de zigouiller le rat. Le clan foot s’en va, triomphant, avec 3 tortues, et laisse Raph, Splinter et April coincés sous terre, parce qu’il n’y a aucune chance pour qu’il survive. Muahahah trop diabolique! On est trop des méchants, on a pensé à tout! Sacks, de retour chez lui, ordonne à son armée de crétin de prendre le sang des prisonniers, « même si ça les tue », dit-il. Parce qu’on est des méchants, nous, des méchants villains, et on a pas besoin de les garder vivants en cas d’imprévu si jamais notre stupide plan ne marche pas du premier coup. Sous terre, le duo des losers (April et Raph) est en pleine forme, comme par magie, et appelle Vernon pour qu’il les conduise au domaine de Sacks (qui est forcément sa base, hein, ce serait bête d’avoir une base secrète qui soit secrète). Le chauffeur voit une tortue pour la première fois. Ahah c’est drôle.

NON!

Retour aux ninjas prisonniers. Sacks leur explique son plan; contaminer New-York, avec un super virus trop diabolique, pour en faire une zone de quarantaine, secouer le monde par la terreur, et finalement proposer l’antidote pour devenir un héros… un riche héros, encore plus riche qu’un riche vilain.

 

Sans S lâche un faible râle plaintif:

 

Pourquoi? Pourquoi… ô mais pourquoi la seule et unique motivation de tous les méchant riche, c’est de devenir encore plus riche! POURQUOI SCÉNARISTES HOLLYWOODIEN DE MERDE POURQUOI!

 

Taupe s’exclame, résigné:

 

Diantre! Fichtre! Que d’originalité dans ce plan. Jamais encore, je n’avais entendu pareilles idées! Ah si, en fait, plein de fois. Dans le premier Resident Evil (2002), par exemple, ou dans le second Mission Impossible (2000), et probablement beaucoup d’autres films où des criminels tentent de contrôler virus et antidote. Et pour bien illustrer son propos, il ordonne à ses sous-fifres de tuer un autre sous-fifre, parce que c’est un méchant! Faudrait pas que le public l’oublie, quand même.

 

Raph, April et Vernon arrive enfin et – brillants stratèges ninjas qu’ils sont – foncent dans le tas, laissant tout le temps à Sacks de s’enfuir. Shredder reste sur place pour affronter Raph, et c’est la baston (enfin Raph se fait laminer par Shredder). April demande à Donnie quoi faire, et le génie lui conseille de leur injecter de l’adrénaline. Ah bah voui, c’est plus simple que d’ouvrir les cages, hein! Et d’abord pourquoi Sacks a prévu un gros bouton d’adrénaline sur ses machines? Ah mais c’est vrai, c’est un méchant. Un villain méchant pas beau. Trop diabolique.  Bon, les tortues parviennent à s’extraire de leur prison, plein d’énergie et c’est reparti pour des blagues pas drôles, avec des tortues sous caféine.

 

Capture d’écran 2014-12-23 à 13.48.29

 

Sans S se relève d’un bond:

 

Ils font des glissades sur la neige, ils tuent Shredder et ils gagnent… pfffffou, ça c’est fait. Bon, on passe à l’article suivant!

 

Taupe l’interrompt soudainement:

 

Ouhla attend! Il y a encore plus de 20 minutes de film! Tu ne veux pas voir la défaite du couteau Suisse, l’avènement des Mutants Catcheurs Tortues, pardon des Tortues Ninjas? En plus, je me rappelle de la présentation d’une attraction prochaine à Disneyland. Que du bon! Allez, on se motive! C’est pour le bien de l’humanité Sans S, pour que les générations futures jamais ne subissent cet affreux film trop diabolique, pour que la veuve et l’orphelin ne craignent plus l’oppression…

 

Alors que la Taupe parle, un drapeau américain se lève derrière lui, une épique musique se fait entendre, et Sans S se relève enfin, le torse bombé et l’oeil alerte, les doigts aux aguets, il le pousse et prend place devant le clavier. La Taupe s’éloigne en murmurant.

 

Ah! Mon plan a marché! À moi le confort du plancher.

 

Sans S, ne l’ayant pas entendu, commence, le regard vengeur:

 

Bon, c’est entre toi et moi immonde bouse « cinématographique ». Donc Shredder se barre sans achever Raph. Si des décombres dans les égouts n’ont pas eu raison de lui à quoi bon se fatiguer n’est-ce pas? Les Tortues, encore plus énervantes qu’avant, puisque sous adrénaline, partent, accompagnées d’April et Vernon, sauver le monde de Shredder et Sacks et de leur style tradition et modernité trop diabolique. Ça bastonne avec les gardes de l’entrée du repère de Sacks. Puis Vernon et April décide de réquisitionner un semi remorque (le plus rapide des véhicules) pour poursuivre Sacks le plus rapidement possible. Et là, ô magie, miracle même, pour la première fois du film, April sert à quelque chose en trouvant les clés sur le pars soleil du camion. Michael Bay just levels up his feminism skill. Les tortues montent à bord et s’en suit une scène d’action d’une mollesse tout à fait affligeante. Tout d’abord le clan Foot montre son efficacité remarquable en tirant sur le camion avec un lance-roquette chargé de pétards mouillés… si, si, je vous jure, ça fait bien quelques étincelles, mais le camion n’a pas la moindre éraflure.

 

On se retrouve entrainé dans une scène où la logique a foutu le camp, entre glissade sur la neige et explosion, les tortues nous apparaissent de plus en plus invulnérable. Raph demande à Donatello de se battre à sa place car sa carapace a été fissuré pendant son combat précédent, mais quelques secondes après, il explose des hummers avec cette même carapace comme vous avez pu le voir faire dans un des money shoot du trailer. YOLO NIQUE LA LOGIQUE. Donnie retourne un 4×4 comme une crêpe en utilisant son bô comme levier (face palm), Mickey fait du skate sur les camions (double face palm), Mickey fait des blagues (triple face palm), Raph attaque les ennemi tel un boulet de canon (quadruple face palm), Vernon fait un accident parce qu’il regarde le cul d’April (ultra face palm), les tortues ninjas sont en fait des luges (face palm blitz), Léonardo sauve April et Vernon en faisant des roulés boulés dans la neige avec eux, parce qu’une tortues de 1m70, c’est pas lourd, donc pas de risque de faire de la purée d’humain… (epic ultimate face palm combo)! Cowabullshit & Boyakaka!

 

Diantre, le camion est détruit et ils n’ont plus aucun véhicule! Heureusement, Donatello, qui est un génie, trouve une bouche d’égouts pas loin, ce qui permet à nos « héros » de faire de la luge, mais cette fois dans les égouts. Ils rejoignent New York aussi vite qu’un hélicoptère volant en ligne droite. Mais oui, tout le monde sait que les égouts sont de gigantesques toboggans qui relient toutes les villes du monde entre elles. Rappelons-nous que les tortues savent exactement où trouver Sacks, puisqu’il leur a tout expliqué ce qui allait se passer comme un bon méchant vilain riche qu’il est. Trop diabolique. Nom de dieu… je viens de vous résumer à peine dix minutes de film et j’ai à nouveau envie de m’ouvrir les veines avec un vieux katana rouillé… Taupe… Taupe! C’est toi qui voulait finir et je me sens pas capable de m’occuper de la scène de l’ascenseur sans nuire à l’intégrité physique de mon clavier!

 

La Taupe ouvre doucement les yeux dans un cri d’agonie:

 

Nooooooooooon! Je faisais un rêve magnifique. Il y avait cette rousse au cheveux flamboyant et aux tâches de rousseur à croquer, elle était de jaune toute vêtue et sentait bon le professionnalisme, son nom était… April. Et maintenant… maintenant, je dois revoir cette brunette aux yeux bovins! Ah merci Sans S, merci!

 

Sans S s’énerve:

 

Oh mollo comment tu parles de Megan là!

 

Taupe l’ignore:

 

Les tortues et le duo humain se séparent. Le premier à la poursuite de Shredder et le second à celle de Sacks. Je tiens juste à préciser qu’ils arrivent pile dans le sous-sol de la tour radio, grâce à ces fantastiques égouts New Yorkais. Les mutants continuent leur chemin et tombent nez à nez avec une bonne partie du clan foot dans une scène qui aurait pu être drôle, si le public ne se rendait pas soudainement compte de l’aspect ridicule des soldats de Shredder.

 

Capture d’écran 2014-12-20 à 21.06.52

 

Vous sentez le fou-rire monter là, les zygomatiques se contracter. Non mais regardez ces tronches! Certains portent des masques brimés de peinture camouflage, et les autres ont le masque relevé – mais comme nous avons affaire à de vrais pros – ont le visage peinturluré aussi. C’est suffisamment effrayant et trop diabolique pour faire battre en retraite nos héros. Bon, les tortues grimpent dans un ascenseur, atteignent Shredder et baston s’ensuit.

 

Sans S se relève, ses jambes sont tremblante et c’est fébrilement qu’il rejoint le clavier, la sueur coule de son front jusqu’au bout de ses doigts:

 

Hola! Ho hey, stop! L’ascenseur, mec! Le putain de bon sang de nom de dieu d’ascenseur! Bon, j’ai compris je m’en occupe. Comment vous dire… on s’approche du climax final, les tortues viennent d’échapper à la totalité du clan foot et sont en train d’entamer l’accession qui les mènera à leur ultime Némésis, la tension est à son comble. Et la Taupe veut vous épargner l’embrassement de cette scène pourtant clé dans l’échec cuisant qu’est ce film. Alors que font-elles pendant le chemin qui les emmène vers leur destin inexorable, je vous le demande? Du beatbox! Parce que c’est cool et les jeunes aiment trop ça #SWAG… Non mais ça à l’air de rien comme ça, mais putain que c’est nul! C’est même pas un bon beat box putain! Ces putain de tortues de merde ont pas la moindre Sewer Cred! Tu peux continuer Taupe.

 

Taupe s’exécute avec un sourire sadique: 

 

Ouais ouais beatbox pourri, certes, mais des ninjas pourris encore une fois. Un voyage en ascenseur leur fournit l’opportunité de reprendre leur souffle (parce que battre en retraite devant le clan foot les a laissé frais comme des obèses asthmatiques) et se concentrer pour l’affrontement qui décidera de l’avenir de New York, et du monde, mais de New York surtout, comme dans Ghostbusters, Die Hard, X-Men, Spider Man, Men in Black, the Avengers, etc, etc. Donc, bien à court de souffle, les reptiles se retrouvent face à leur ennemi juré et posent comme des personnages de Street Fighters. Raph demande à Mickey de sortir son fameux Cowabullshit (dont on entend la référence pour la première fois dans ce reboot) et ils se lancent dans la bataille la plus mal filmée – pardon – générée par ordinateur. Shredder sort des doubles lames de ses fesses pour se la jouer Darth Maul, et vas-y que la caméra tourne autour de la scène et que Léo se fasse balancer par dessus bord. Des débris s’écrasent sur les New Yorkais et un uniforme déclare un 10-10, code universel pour « c’est de la merde ». On remonte l’immeuble et April et Vernon (sans déconner, pourquoi il est encore là ce type), arrivent, sans voir le moindre garde jusqu’au laboratoire de Sacks, qui, lui, les accueille à coup de feu. April parvient à l’immobiliser en se servant du système anti-incendie et de Vernon, qui assomme Sacks avec un microscope, parce qu’une femme ne peut pas manier d’engin pareil. Vive les Bay-Girls, leader féministe s’il en est. Elle récupère le mutagène et rejoint les tortues.

 

Et c’est à ce moment que le samourai du crime se rend compte qu’il n’avait pas activé sa putain de séquence de 5 minutes de long pour relâcher le virus. Il latte vite fait les tortues (la caméra tooourne! Ouuuuuuuh!) et l’enclenche. 5 MINUTES! CONNARD! Active-le maintenant, tue tout le monde,  nous compris. On respire, c’est juste un mauvais moment à passer, comme chez le pédiatre… sans la sucette à la fin. D’un seul coup, le timer est à 35 secondes (3 minutes plus tard, on a calculé), c’est la bay-garantie. Nos héros trouvent enfin la solution qui les mènera à la défaite de Shredder; saute-mouton. Ce petit ressort scénaristique des années 80 qu’évoquait Sans S plus haut, ô beaucoup plus haut, dans cet article! Rhhhhhaaaa, Saaaans SSSssSSsSsS…

 

Buck buck Shredder

 

Sans S reprend:

 

Oui cette article est trop long… COMME CE PUTAIN DE FILM!! Voilà c’est une partie du climax… Oui, oui, ça, c’est la botte secrète des tortues… saute mouton.

 

 

Et ce Vine est sorti le 29 mars 2014… Putain mec j’ai fait l’ascenseur et le saute mouton je passe la main.

 

Alors que les deux amis transpirent abondamment, Taupe s’avance courageusement :

 

Bon ok, alors je reprends au moment où Donnie parvient à désactiver le compte à rebours (malgré les fumées rouges menaçantes qui s’échappent de l’engin). Shredder, d’humeur colérique, se venge sur la tour, qui pourtant était coopérative, et force les mutants à soutenir la structure pour éviter de verser du virus sur New York. April entre en scène et se sert du mutagène pour distraire le vilain, laissant aux tortues le temps de régler ce problème de virus et de tour qui s’effondre. Ah non, en fait, la tour s’écroule quand même… Cette scène n’a servi à rien.

 

Sans S est du même avis:

 

Tout comme ce film. Shredder, fin stratège qu’il est, voit la tour qui s’effondre derrière April et ses capacités d’analyse ninja lui font prendre la meilleure des décisions pour récupérer son précieux mutagène; pousser April dans le vide et attraper le mutagène au vol avant de se raccrocher à la tour qui s’écroule. Je tiens à préciser, même si ça n’a plus vraiment d’importance, vu le niveau de cohérence du film, que Shredder tombe plus vite qu’April, parce qu’il est plus lourd… règle de physique élémentaire, bien sûr. April se retrouve en situation difficile (c’est une bay-girl), et tombe dans le vide quand Shredder lui lance des lames dessus. Nos héros arrivent in extremis, et font une chaînes de tortues pour sauver la damoiselle en détresse d’une mort certaine. Ils se servent ensuite d’April comme d’un boulet en la balançant sur Shredder pour le faire lâcher prise. Et ça marche! Super, merci, film de merde. Oh mais c’est pas fini, la structure métallique tombée entre deux toits de gratte-ciel n’est pas stable!

 

image

 

La structure se détache, puis April et les trouduc.. euh les tortues se retrouvent dans la prochaine attraction du Studio qui a pondu cette bouse. Pendant la chute, les dialogues, que dis-je, le monologue de Raph, finit de tuer définitivement tout ce que représente le personnage, ou plutôt tout ce que ce personnage représentait avant ce film.

 

Taupe, acquiesçant à s’en briser le coup, ajoute:

 

Je prends le relai; une attraction Disney donc, avec des aveux débiles de chaque personnage (sauf April, hein, ce serait con qu’elle participe aux dialogues). La tour s’effondre… non pardon, se pose gentiment, sans le moindre choc pour la dame aux cheveux… euh brun… roux… oh merde, moche.

 

Sans S défend encore une fois la belle:

 

Oh mollo comment tu parles de Megan là, c’est pas impossible qu’elle devienne la mère de mes enfants ok, alors tu te calmes! Elle a des beaux cheveux!!! Ils sont soyeux ok!

 

Taupe, un sourire narquois au lèvres, murmure:

 

Aussi soyeux qu’un billet vert, ouaip.

 

On a oublié de parler de Shredder, LE vilain de cette bouse, qui s’écrase lamentablement sur l’asphalte, à côté du mutagène (TMNT 2 annoncé), le tout au milieu d’une assemblée de passant. Les tortues, elles, sont passées inaperçues, bien sûr. PERSONNE ne les a vu. PERSONNE! Personne n’a vu 4 tortues géantes et une gonzesse en jaune pétant tomber du toit d’un immeuble emmenant avec eux dans leur chute une structures métalliques de 2 tonnes et demi? Aucun américain moyen n’a de smart phone dans cette ville? Bref, ils retrouvent Splinter et lui donne… euh quoi, du mutagène, le sérum miracle d’après le japon féodal. Vernon et April se retrouve sous un pont, car Vernon est l’un des seuls personnages sensés de ce film, et il a compris que pour pécho la bombasse chelou, il faut lui donner des rendez-vous romantiques emplies d’effluves de pisses et de vomis et se vanter de sa nouvelle bagnole devant des clodos. Evidemment, nos reptiles mongoliens se pointent dans une foutu bagnole de clowns nains pour ruiner l’ambiance; le shellraiser.

 

Capture d’écran 2014-12-23 à 14.14.53

 

Sans S, qui digère mal cet affront, hurle:

 

Wow non non non non non non non non et non, t’appelle pas ça le shellraiser, bordel, bagnole de clown nain est bien plus appropriée, parce que quand tu la vois de l’extérieur, elle est tellement ridiculement petite que la logique t’empêche d’imaginer 4 tortues coincées à l’intérieur. Ce Shellraiser est une abomination, tout simplement, je suis désolé pour Xzibit, mais on dirait une smart ou un monospace qui sort de pimp my ride. PUTAIN! Le shellraiser, il était imposant, c’était un monstre, un symbole de la puissance de la tortue, de l’invincible justice de la carapace! Et comme il faut de l’humour bête, un missile détruit par erreur la voiture de Vernon, et que c’est rigolo parce qu’elle est neuve. YOLO c’est rigolo SWAG.

 

C’est à la Taupe de s’offenser:

 

Non! STOP! Alors, je n’étais pas un grand fan de Vernon, je suis le premier à l’avouer. D’abord parce qu’il a un nom pourri – même en français – mais surtout parce qu’il était particulièrement inutile jusqu’à une scène en particulier. Je m’explique; à environ 1h de film, April l’appelle pour réquisitionner son véhicule; il accepte. Mais s’il ne l’avait pas fait, si Vernon avait refusé la demande téléphonique d’April, si, pour dire les choses autrement, son sexe en érection n’avait pas obéi à la journaliste, Raph et April n’aurait eu aucun autre moyen que de prendre le bus pour sauver les 3 autres reptiles. SANS VERNON, SHREDDER GAGNE! Bitch! Yeah! Et dans ce cas, je vous demande; est-ce que sous cet angle, Vernon méritait-t-il vraiment son sort; sa nouvelle voiture de fonction défoncée par l’incompétence mille fois prouvées des tortues? NON. MONSIEUR BAY, NON! IL NE MÉRITAIT PAS! NON!

 

Sans S, plus calme que son ami, reprend:

 

Ainsi se conclut ce « film ». Je vais essayer de garder mon sang froid pour encore quelques lignes. Remettons les choses en perspectives; nous nous en emportons, nous sommes très énervés, mais tout cela n’a pas réellement d’importance, uniquement celle que la nostalgie nous fait donner aux chevaliers écaillés, qui ont bercés notre enfance, nous ont fait vibrer et qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribués à faire de moi la personne que je suis aujourd’hui. Donc, pour conclure, j’aimerais revenir brièvement sur le cas de Monsieur Bay, qui n’est finalement pas si responsable. Certes, on y sent sa patte ou plutôt sa main graisseuse, mais la vrai question est pourquoi blâme-t-on Mr Bay? Tout simplement parce qu’il est devenu une caricature de tout ce qui va mal à Hollywood, et bien qu’il ait déclenché des torrents de haines avec cette adaptation, je choisirait plutôt, au hasard, Jerry Bruckheimer. Il n’est que producteur, il n’a qu’accompagné les bébés sans les avoir mis au monde. Tandis que Michael Bay, quand on regarde sa filmographie… Sérieusement qui n’a pas aimé « Rock » avec Nicolas Cage et Sean Connery… ou Armagedon, même si c’était très con, c’était un excellent divertissement, ou the Island avec Ewan Mac Gregor, la première partie SF était vraiment bien jusqu’à ce que le film ne devienne qu’un film d’action bayesque, une course poursuite interminable sans intérêt, mais tout n’était pas à jeter. Transformer, je vais même pas m’engager sur le sujet parce que je regardais le dessin animé étant petit et vous voyez le résultat pour tortues ninja… Donc, passons pour cette fois.

 

Parlons plutôt de Pain & Gain ou No Pain, No gain en VF (oui je sais me lancez pas sur les traductions française), qui est un excellent film, réalisé par Michael Bay. C’est intelligent, critique, tout en étant très proche d’un film d’action, puisque tout dans ce film va très vite. Un film haletant tout à fait correct et divertissant malgré le fait qu’il soulève des problèmes de société. Tout ça pour dire que Michael Bay est capable de faire des bons films, ce qu’on lui reproche dans le cas présent, c’est de faire de la récup de mauvaise qualité. Mais avec Pain & Gain, il nous prouve qu’il a encore des choses à dire et des idées à réaliser!

 

Taupe râle doucement: 

 

Pain & Gain est basé sur une histoire vraie, romancée, oui, mais vraie. Ceci explique peut-être cela…

 

Sans S, toussote:

 

Bref, si on regarde la fiche IMDB de Jerry pour voir ce qu’il prépare prochainement, et bien…

 

Capture d’écran 2014-12-21 à 01.31.13

 

Top Gun 2, SERIEUSEMENT!!! Il faut vraiment pisser sur la tombe de Tony Scott? Allez, pour la route, oublions le Turtles Power et lâchons un cri de guerre bien représentatif de ce film…

 

Taupe et Sans S hurle d’une même voix:

 

TURD POWER

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